Franck Meyer, président du CPDH, a confié le 28 juin à Alliance Presse qu’il s’indignait de l’ouverture du droit à l‘enfant aux femmes seules ou en couple homosexuel. L’organisme exprime aussi son hostilité quant au recours aux donneurs anonymes. Franck Meyer a également mis en avant l’épreuve psychologique et affective que représente le parcours de la procréation médicalement assistée (PMA).

Droit de l’enfant, droit à l’enfant

«Le droit à l’enfant que le gouvernement veut créer pour les couples de femmes et les femmes seules nuit directement à l’enfant. De sujet de droit – ayant des droits -, il devient objet de droit: « J’ai le droit d’avoir un enfant, de la façon dont je veux, quand je veux, avec qui je veux »», constate Franck Meyer. Il ajoute que l’accès impossible à la filiation paternelle est profondément injuste.
De plus, ce projet de loi encouragerait la monoparentalité, «ce qui n’est ni recommandable, ni souhaitable».

Jamais de recours aux donneurs anonymes

Au sein des couples ayant des difficultés à avoir un enfant, le CPDH est là aussi défavorable à la PMA avec donneur anonyme. Dans ce cas, l’organisme estime que «seules les gamètes du couple doivent être mises en œuvre». Franck Meyer insiste sur la nécessité de bien réfléchir au sein du couple, et d’avoir un accompagnement pastoral «aimant et sans jugement». «Il ne faut jamais être dans le jugement concernant les questions éthiques», précise t-il.

Parcours médical, parcours affectif

Le parcours de la procréation médicalement assistée est toujours une grande et longue épreuve pour le couple, souligne Franck Meyer. Le pourcentage de réussite de la PMA est d’environ 20 % pour chaque tentative. «Le rapport affectif que l’on a en couple ou avec d’autres chrétiens, avec un pasteur aimant, n’a rien à voir avec le rapport purement technique qu’on aura avec un médecin», précise le président du CPDH.

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