Le président de transition du Mali, le colonel Assimi Goïta a été attaqué au couteau au cours de la grande prière collective de l’Aïd al-Adha, à la grande mosquée de Bamako.

La prière collective célébrée, mardi 20 juillet, à la grande mosquée de Bamako, à l’occasion de l’Aïd al-Adha, la fête du sacrifice, a failli virer au drame. Deux personnes ont en effet tenter de poignarder le président de transition, le colonel Assimi Goïta.

Les faits se sont déroulés après la prière alors que l’imam se dirigeait vers la sortie de la mosquée pour égorger le mouton conformément au rituel de cette fête islamique. Le colonel Assimi Goïta, le premier ministre Choguel Maïga, et le président du Conseil national de transition Malick Diaw sont restés assis dans le lieu de culte quand deux jeunes se sont approchés d’eux. L’un brandissait un couteau et l’autre une arme. L’assaillant au couteau a tenté de s’attaquer au président de transition, les deux hommes ont été appréhendés par les forces de sécurité. Mais un proche d’Assimi Goïta a probablement été légèrement blessé. « Nous sommes en train de mener l’enquête, a expliqué à l’AFP un proche du président. Au moins une personne a tenté de l’attaquer avec un couteau à la Grande mosquée de Bamako ce jour », précisant que « le président est sain et sauf ».

Instabilité sociopolitique

Le Mali s’enlise dans une instabilité sociopolitique depuis un an. Un coup de force a été mené par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) fin mai. Cette junte militaire qui avait arraché le pouvoir à l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta la nuit du 18 au 19 août 2020 a en effet arrêté, le 24 mai, le président Bah Ndaw et son premier ministre Moctar Ouane qui assuraient une transition de 18 mois avant les nouvelles élections. Cette arrestation est survenue quelques jours après que le chef du gouvernement a mis en place un nouveau gouvernement dont ont été évincés deux militaires de haut rang.

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Depuis, le colonel Assimi Goïta s’est investi président de la transition. Cet ancien chef d’un bataillon de forces spéciales, ne se déplace jamais, depuis neuf mois, sans ses hommes, cagoulés et armés de fusils d’assaut. Le colonel Goïta et le nouveau gouvernement dirigé par l’ex-opposant Choguel Maïga ont assuré qu’ils tiendraient l’engagement de rendre les commandes aux civils après des élections prévues le 27 février 2022.

Lucie Sarr