La projection du film «Unplanned» sur C8 le lundi 16 août a suscité diverses réactions dont la demande de saisine du CSA par la Élisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances, un collectif lyonnais composé de médecins, de pasteurs et de membres de la société civile adresse un «appel à écouter celui qui ne parle pas», quand il est question d’IVG.

«La grossesse concerne aussi l’enfant»

«Oui la grossesse concerne à la fois la femme et l’enfant. Le droit de la femme à disposer de son corps est l’argument essentiel évoqué pour défendre le droit à l’avortement. Mais la grossesse concerne aussi l’enfant. Il faut se rappeler que le mot enfant vient du latin et signifie « celui qui ne parle pas »», indique le collectif dans son communiqué diffusé le 19 août. «C’est donc à nous de parler pour lui et de défendre son droit à vivre. Vous avez dit égalité des chances? Nous appelons à débattre à nouveau sur l’interruption volontaire de grossesse en mettant à égalité ce qui concerne la femme et ce qui concerne l’enfant.»

Pour les membres du collectif, parmi lesquels Vincent Rébeillé-Borgella (médecin généraliste), Astrig Topouzkhanian (orthophoniste), Anne-Marie Provensal (dermatologue), André Maghakian (médecin généraliste), Florent Varak (pasteur), Pascaline Bertrand (pédiatre) ou Philippe Viguier (pasteur), le «sujet» de l’interruption volontaire de grossesse est «passionnel». «Nous n’avons pas écrit « débat » car il n’y a plus de débat possible. Toute réflexion, ou publication qui ne serait pas en faveur de l’IVG est cataloguée bien trop souvent comme réactionnaire, archaïque voire illégale.»

«Il n’est donc pas illogique de considérer que la vie commence au moment de la fécondation»

Selon le collectif lyonnais, «il n’est donc pas illogique de considérer que la vie commence au moment de la fécondation», devant l’impossibilité de le faire avec les éléments de la science. Et de poursuivre : «Vie fragile, Vie incertaine, Vie unique, Vie déjà ressentie par la mère dans son propre corps. Pour nous il est alors impossible de ne pas considérer l’interruption volontaire de grossesse comme une interruption volontaire de vie.» Ils prônent une réouverture du débat sur l’IVG, «une exigence éthique qui doit reposer toutes les questions, y compris la responsabilité des hommes co-responsables de cette grossesse».

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