Les 5 et 6 octobre, les députés examinent la proposition de loi visant à interdire les «thérapies de conversion». Dans le cadre d’une éventuelle adoption, les sanctions à l’encontre de ceux qui emploieraient ces pratiques pourraient s’élever jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende (CHF 48 370).

Les «thérapies de conversion», dans un cadre médical, psychologique ou religieux, ont pour objectif de modifier l’orientation sexuelle d’une personne. Selon les députés Laurence Vanceunebrock (LREM), qui a déposé la proposition de loi en mars, et Bastien Lachaud (LFI), ces pratiques ont «des effets dramatiques et durables sur la santé physique et mentale des personnes qui les subissent: dépression, isolement, suicide». La Miviludes enquête actuellement sur la question.

Le CNEF condamne ces pratiques

Le Conseil national des évangéliques de France condamne les pratiques de «thérapie de conversion». Dans l’Eglise catholique, le parti pris est un peu flou. Encore aujourd’hui, des associations de victimes demandent à l’Église catholique d’agir contre ces méthodes, relaye Reforme.

Timothée de Rauglaudre, auteur d’une enquête sur le sujet, explique que des plaintes précises ne peuvent pas être déposées actuellement par les personnes concernées, rapporte La Croix. Certains ont porté plainte pour abus de faiblesse ou pratique illégale de la médecine. Mais selon lui, «quand on ne sait pas qu’un délit existe, on ne le dénonce pas». Il soutient le projet de loi qui aboutirait à la possibilité d’être entendu sur le plan pénal, avec «un message clair» et spécifique.

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