Au Bénin, l’épiscopat annonce l’adoption d’une « Instruction sur les abus sexuels »


Les 9 et 11 juin, les évêques du Bénin ont tenu à Ouidah (sud) leur troisième session plénière de l’année pastorale 2019-2020. Au terme de cette réunion, ils ont annoncé plusieurs décisions dont l’adoption d’une « Instruction sur les abus sexuels », dans l’esprit du motu proprio « Vos estis lux mundi ».

Réunis en session plénière depuis le 9 juin à Ouidah, les évêques béninois ont rendu public, le 11 juin, un communiqué annonçant plusieurs décisions.

L’une des principales est l’adoption d’une « Instruction sur les abus sexuels » dans l’esprit du motu proprio « Vos estis lux mundi » (« Vous êtes la lumière du monde ») publié le 7 mai 2019 par le pape François et qui impose aux conférences épiscopales des normes dans la gestion des abus sexuels dans l’Église. Selon les termes du communiqué de l’épiscopat béninois, cette Instruction « s’inspire de la pratique au plan universel et comprend les mesures préventives et curatives des abus sexuels dans [notre] Église locale ». Elle sera complétée, dans chaque diocèse, par un protocole comportant notamment un bureau ecclésiastique d’écoute et de suivi des victimes d’abus sexuels.

Reprise des célébrations publiques

S’exprimant sur la crise sanitaire du Covid-19, les évêques béninois se sont, par ailleurs, félicités des nombreuses initiatives pastorales lancées par des prêtres pour pallier la suspension des messes – et autres célébrations publiques – due à la pandémie de Covid-19. Ils ont également félicité les fidèles pour la redécouverte de l’importance de l’Église domestique et pour le soutien spirituel, moral et matériel qu’ils ont manifesté aux pasteurs malgré les rigueurs du confinement. Exhortant les chrétiens au maintien de l’observance des mesures barrières, ils se sont réjouis de l’amélioration des conditions sanitaires ayant abouti à la reprise des célébrations liturgiques publiques.

Dans la même foulée, ils ont encouragé la recherche de remèdes endogènes pour traiter la maladie. « Il ne faut pas négliger l’apport du génie de notre peuple à la recherche de solutions pour contrer un fléau mondial », ont-ils fait remarquer.

Renvoi de l’état clérical du père Mathieu Vigan

L’épiscopat béninois a enfin annoncé le renvoi de l’état clérical du prêtre exorciste Mathieu Vigan nommé, en 2012 « pape Christophe XVIII » dans l’Église catholique privée de Banamè, une Église schismatique fondée en 2011 par une jeune femme qui se fait appeler « Parfaite » et qui revendique un statut divin.

C’est un courrier provenant de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui a notifié cette sanction le 30 mars 2020.

Lucie Sarr