Au Ghana, le président allège les restrictions de rassemblement dans les lieux de culte


Comme le souhaitaient les responsables religieux, le président ghanéen Nana Akuffo-Addo a, dans un message télévisé dimanche 26 juillet, supprimé la restriction du nombre de personnes autorisées pour les cultes publics et doublé le temps des services religieux. Ces nouvelles mesures rentreront en vigueur à compter du 1er août.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo a répondu favorablement à la demande des responsables religieux chrétiens qui réclamaient un allégement des mesures de restrictions auxquelles les rassemblements religieux étaient soumis.

Dans un message diffusé dimanche 26 juillet, Nana Akufo-Addo, le président du Ghana, a annoncé qu’« en consultation avec nos dirigeants de l’Église, à partir du 1er août 2020, les restrictions sur le nombre de fidèles adorant à la fois à l’Église seront levées, la durée du culte étant étendue d’une à deux heures par service ».

Les responsables des Églises, qui souhaitent mettre en œuvre cette directive d’assouplissement renforcée, a poursuivi le président, doivent veiller à ce que les fidèles portent des masques faciaux en tout temps, et la règle de distance sociale d’un mètre doit être scrupuleusement appliquée. « Ces mêmes directives s’appliquent au culte dans nos mosquées » a-t-il ajouté.

Dans la perspective du retour d’un plus grand nombre de fidèles pour le culte, Nana Akufo-Addo demande « respectueusement aux chefs religieux d’accorder une attention encore plus grande à la ventilation à l’air frais de leurs locaux, plutôt que de compter sur l’utilisation de climatiseurs ».

Gratitude aux guides religieux

Dans ce 14e message à la nation depuis le déclenchement, en mars, de l’épidémie du coronavirus, le président ghanéen a, en outre, exprimé sa « profonde gratitude à nos chefs religieux pour leur stricte adhésion aux protocoles de sécurité, qui ont empêché toute flambée connue, depuis qu’ils ont repris leurs services ».

Fermées dès le début de l’épidémie pour freiner sa propagation, les églises et mosquées au Ghana ont été ouvertes pour les prières et les services au cours des sept dernières semaines, avec 25 % d’occupation ou jusqu’à cent fidèles pour une durée du service allant jusqu’à une heure par service.

Plus de temps pour les cultes

Le 1er juillet, soit un mois après la reprise des services religieux publics, des guides religieux chrétiens ont demandé aux autorités ghanéennes de leur accorder plus de temps pour les célébrations publiques. Ils souhaitaient une demi-heure supplémentaire pour les services religieux publics qui ont repris depuis le 5 juin. « Honnêtement, si nous avons prouvé que nous pouvons observer toutes les autres mesures de sécurité, y compris la fumigation de l’église, le port de masques, la désinfection des mains et en évitant toutes sortes d’interactions physiques, je pense que nous pouvons confortablement mener nos services en un peu plus d’une heure. Une heure et demie est tout ce que nous demandons. » a plaidé le 1er juillet Mgr Philip Naameh archevêque de Tamale et président de la Conférence des évêques catholiques du Ghana (GCBC).

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Aux yeux de l’archevêque qui s’exprimait devant des médias locaux, les responsables des différents groupes chrétiens sont unanimes pour dire que « le temps alloué aux services religieux doit être reconsidéré puisque les églises ont respecté toutes les réglementations et tous les protocoles de sécurité établis par le gouvernement ».

Guy Aimé Eblotié