Au Nigeria, vive émotion après le viol et le meurtre d’une jeune femme dans une église


Samedi 30 mai, Uwavera Omozuwa, une jeune étudiante nigériane qui voulait devenir infirmière a été violée et laissée pour morte dans une église où elle s’était réfugiée pour étudier.

Ce drame qui s’est déroulé à Benin City, capitale de l’État d’Edo, dans le sud du Nigeria a provoqué un vif émoi.

Au Nigeria, la multiplication des agressions sur des jeunes filles inquiète. Le meurtre et viol d’Uwavera Omozuwa dans un lieu de culte appartenant à l’Église rédemptrice de Dieu à Benin City, capitale de l’État d’Edo, dans le sud a certainement été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Mercredi 27 mai, Uwavera Omozuwa, 22 ans, qui suivait des études pour devenir infirmière a été violée et frappée avec un extincteur et laissée pour morte dans un lieu de culte appartenant à l’Église évangélique rédemptrice de Dieu à Benin City. Cette étudiante qui venait juste d’être admise à l’université de cet État fédéré pour étudier la microbiologie a été retrouvée par un agent de sécurité, les habits déchirés et en sang. Elle a ensuite été transférée à l’hôpital où elle a perdu la vie samedi 30 mai.

Depuis, la famille cherche à retrouver les coupables. Le hashtag #JusticeForUwa a été lancé sur les réseaux sociaux dans cette perspective.

Selon les médias locaux, des hommes entrés dans le lieu de culte où étudiait la jeune femme pourraient être les auteurs de ce meurtre. Un porte-parole de la police a, pour sa part, expliqué que l’incident était, pour l’heure, traité comme un meurtre, et non comme un viol.

Lundi 1er juin, douze hommes ont été arrêtés dans l’État de Jigawa, dans le nord-ouest du pays, pour avoir abusé d’une jeune fille de douze ans pendant une période de deux mois.

Mardi 25 mai, un policier a tiré sur une jeune fille de 16 ans, Tina Ezekwe, dans la capitale commerciale, Lagos, provoquant un mouvement de colère.

Lucie Sarr (avec BBC Afrique)