Au Sénégal, profanation et incidents récurrents à l’église Sainte Germaine de Marsassoum

Mgr Jean-Pierre Bassène, évêque de Kolda entouré de ses prêtres/ Charles Senghor
24 avril 2020 pas de commentaire

L’église Sainte Germaine de Marsassoum, dans le diocèse de Kolda, au Sénégal, confiée aux pères de la Congrégation du Saint Sacrement a été profanée dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 avril.

Un incident qui vient s’ajouter à plusieurs autres, provoquant l’exaspération du curé.

« C’est dans la matinée du mardi 21 avril 2020 que nous avons été informés que les portes de l’église et du tabernacle étaient restées ouvertes après avoir été défoncées. Les malfaiteurs n’ont pas touché aux statues ou à autre chose. Ils ont emporté un ciboire où il n’y avait que peu d’hosties – puisque le reste a été amené chez des religieuses – une custode contenant la grande hostie réservée à l’adoration eucharistique et une lunule », rapporte le curé de la paroisse Sainte Germaine de Marsassoum, dans le diocèse de Kolda dans le sud du Sénégal. Le père Lambert Manga précise que le dimanche soir, « comme d’habitude, il est passé à l’église pour vérifier si tout était en place ».

Après son premier constat de la profanation de l’église, le curé de cette paroisse a successivement appelé son évêque, Mgr Jean-Pierre Bassène, la gendarmerie et le maire de la ville, estimant que tout doit être tiré au clair.

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« Nous tentons également de rencontrer des personnes-ressources pour essayer, ensemble, de voir les autres démarches en dehors du travail de la gendarmerie, pour, peut-être voir les autorités et manifester notre ras-le-bol », relève-t-il.

Plainte

Le père Lambert Manga, appelant les fidèles à la sérénité, a déposé plainte, jeudi 23 avril au bureau du commandant de la brigade de gendarmerie. Il assure que les pandores ont déjà relevé les empreintes. Et s’il prône aujourd’hui la tolérance zéro, c’est parce qu’il y a eu d’autres incidents dans cette paroisse. « Dans notre école maternelle, des gens sont venus casser le robinet pour puiser de l’eau. La clé d’une porte d’un bâtiment que nous avons construit a été aussi défoncée. À l’église, nous essayons d’arranger les briques au niveau du mur en construction, mais des personnes malintentionnées les renversent pour passer », explique le religieux.

Autres incidents

De plus, les commerçants et les bouchers jetaient autrefois leurs déchets dans la cour de l’église, située à quelques encablures du marché. « J’ai interpellé les services d’hygiène sur leur responsabilité, j’ai également mis en garde les commerçants », confie encore le père Manga. Il précise aussi que des gens ignorant que la paroisse détient un titre foncier avaient même tenté de confectionner des faux documents pour occuper des parcelles.

Charles Senghor, à Dakar

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