Coronavirus : deux pasteurs brésiliens expulsés de la Guinée équatoriale et leurs Églises, dissoutes

Women residents from Korogocho slum pray during a peace and reconciliation prayer held by Christian and Muslim religious leaders, 09 January 2008, in Nairobi. About eighteen people from the slum have lost their lives and hundreds of other residents have been displaced following post-elections unrest. African Union chief John Kufuor met Kenyan leaders today to try to break a political deadlock following disputed presidential polls that sparked widespread violence and left at least 600 dead. AFP PHOTO / ROBERTO SCHMIDT / AFP PHOTO / ROBERTO SCHMIDT
8 avril 2020 pas de commentaire

Deux pasteurs évangéliques brésiliens ont été arrêtés, dimanche 5 avril en Guinée équatoriale et sont en attente d’expulsion sans possibilité de retour. Il leur est reproché d’avoir organisé des cultes non autorisés mettant ainsi en danger la vie de leurs fidèles en cette période de pandémie du Covid-19.

Les responsables, en Guinée équatoriale de l’« Église universelle du règne de Dieu’Arrêtez de souffrir’ » et du « Ministère de la libération, de la santé et de la prophétie » seront bientôt expulsés, sans possibilité de retour, vers leur pays d’origine, le Brésil. Les pasteurs de ces deux Églises évangéliques qui comptent des milliers de fidèles ont, en effet, organisé des cultes les 3 et 4 avril, violant ainsi la mesure gouvernementale d’interdiction des rassemblements publics.

La présidence de la République équato-guinéenne a aussitôt réagi, dimanche 5 avril, dans un décret annonçant que les deux pasteurs « devront être expulsés du territoire national dès que les circonstances le permettront, sans possibilité de retour ».

Dissolution des Églises

« Par leurs actions, ils s’avèrent insensibles au sort de l’ensemble des citoyens », justifie le décret présidentiel qui ajoute à cette expulsion la dissolution de ces deux Églises.

A lire : En Côte d’Ivoire, la police vérifie le respect des mesures sanitaires de lutte contre le Covid-19 dans les églises

Le 17 mars ce pays d’Afrique centrale, avait adopté, à l’annonce des premiers cas de coronavirus, des mesures strictes pour endiguer la propagation. L’on peut notamment citer l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes ou encore l’arrêt de la circulation des bus. Tous les établissements scolaires, salles de loisirs et de divertissement sont en outre fermés, avait à cette date, annoncé le premier ministre, Francisco Pascual Obama Asue, dans un communiqué

Le pays a déclaré officiellement 16 cas de personnes atteintes du nouveau coronavirus.

Lucie Sarr (avec AFP)

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