Le dernier rapport de la Commission parlementaire américaine sur la liberté religieuse dans le monde (USCIRF), publié le 21 avril, épingle un certain nombre de pays, qui, selon eux, se servent des restrictions sanitaires, dans le cadre de la lutte contre le COVID-19, pour discriminer les minorités religieuses, ou encore les accuser d’être responsables de la diffusion de l’épidémie.  

Le rapport affirme: «Beaucoup de ces restrictions se justifiaient en tant que mesures d’exception de santé publique définies par le droit international, mais certaines ont nui aux minorités religieuses ou autrement porté atteinte à la liberté de religion ou de croyance.» Il cite notamment l’exemple de la Malaisie (photo), où la réouverture des lieux de culte non musulmans, notamment les temples hindous et les églises chrétiennes, n’a pas été prioritaire et n’a pu avoir lieu qu’après celle des mosquées. Au Pakistan et en Arabie Saoudite, le gouvernement a accusé la communauté chiite d’être responsable de la diffusion du coronavirus et soumis les quartiers et localités majoritairement chiites à des restrictions plus strictes. En Inde et au Cambodge, les communautés musulmanes ont été stigmatisées, car plusieurs des premiers cas testés positifs dans ces pays étaient issus de ces communautés.

La surveillance demeure

«Maintenant que ces restrictions sont levées progressivement, nous allons continuer à surveiller la situation de près, afin de nous assurer que tout se fasse d’une manière équitable pour toutes les religions à travers le pays», ajoute Gayle Manchin, le Président de l’USCIRF.

Monde : La liberté religieuse violée dans un tiers des pays Le 20 avril, l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED) dans son étude sur la liberté religieuse dans le monde, estimait que ce droit est en danger dans un pays sur trois.

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