En RD-Congo, l’archevêque de Kinsangani demande le dédommagement des victimes de la Guerre des six jours


Le 5 juin, l’Église de Kisangani, dans le nord de RD-Congo, a célébré le 20e anniversaire de la Guerre des six jours, des affrontements meurtriers entre les armées ougandaise et rwandaise à Kisangani du 5 au 10 juin 2000.

À cette occasion, Mgr Marcel Utembi, archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a attiré l’attention sur les victimes abandonnées à leur sort.

En 2000, alors qu’une partie de la RD-Congo était occupée par des rébellions soutenues par des pays étrangers, les armées rwandaise et ougandaise se sont affrontées dans la ville de Kisangani, dans le nord faisant de nombreux morts et déplacés.

Vingt ans plus tard, Mgr Marcel Utembi, archevêque de Kinsangani et président de la conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a rendu hommage aux victimes dans une déclaration publiée le 5 juin. « La plaie causée par cette tragédie reste encore fraîche et ouverte. Vingt ans après, Kisangani inconsolable, continue à pleurer ses morts », a-t-il fait remarquer avant de déplorer le sort des victimes de cette tuerie. « Notre plus grande peine est de voir aujourd’hui que les victimes de cette guerre sont abandonnées à leur triste sort, se désole-t-il. Une représentation se trouvant à Kinshasa, abandonnée, n’est pas écoutée par les autorités qui lui claquent la porte ».

Dédommagement

Interpellant les autorités, Mgr Utembi leur a réclamé le dédommagement de toutes les personnes et institutions qui ont perdu les leurs et leurs biens. L’Église a, elle-même, payé un lourd tribut dans cette guerre, a-t-il également rappelé : « ses fidèles sauvagement abattus et grièvement blessés, bon nombre de ses biens meubles et immeubles ont été touchés par les obus lancés par les deux camps, entre autres la cathédrale Notre Dame du Très Saint Rosaire touchée au niveau de la toiture et du pavement ; le collège Maele ; le château d’eau et la chapelle du Grand séminaire philosophat Saint Augustin ; la Maison Deo Soli des prêtres Montfortains pour ne citer que ceux-là ».

Lucie Sarr