Etats-Unis : l’USCIRF appelle à inscrire l’Inde sur la liste noire des pays portant atteinte à la liberté religieuse

La Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (United States Commission on International Religious Freedom/ USCIRF) a publié le 28 avril son rapport annuel sur les pays particulièrement préoccupants en matière d’atteinte à la liberté religieuse. Elle demande au Département d’Etat d’ajouter l’Inde à cette liste noire.

L’USCIRF, commission indépendante et bipartisane créée par le Congrès en 1998, déplore la détérioration des conditions dans les lesquelles les minorités religieuses sont traitées en Inde, ainsi que les nombreuses violences qu’elles subissent.

Outre l’Inde, elle appelle à ajouter la Russie, le Vietnam, le Nigéria et la Syrie sur la liste des pays qui portent le plus atteinte à la liberté religieuse et qui comprend déjà des Etats tels que la Chine, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite et l’Iran. En revanche, la Commission propose de retirer de cette liste l’Ouzbekistan et le Soudan.

Selon plusieurs observateurs, la recommandation de l’USCIRF concernant l’Inde a peu de chances d’aboutir. Le président Donald Trump, qui entretient de bonnes relations avec le premier ministre Narendra Modi, avait décliné l’invitation à critiquer les mesures prises par le gouvernement indien lors de sa visite en Inde en février dernier.

Selon la vice-présidente de l’USICIRF, Nadine Maenza (photo), la Commission, quant à elle, est «un arbitre indépendant» qualifié pour évaluer les pays selon les compte-rendus en matière de liberté religieuse et ceci indépendamment des relations que le gouvernement entretient avec elles.

Dans des propos rapportés par Crux>/i>, Nadine Maenza a déclaré que l’Inde montre une «évolution vers la répression des minorités religieuses qui est particulièrement troublante.» L’USICIRF a regretté que le gouvernement de l’Inde ait «permis que la violence contre les minorités et leurs lieux de culte se poursuive en toute impunité», et ait également engagé et toléré des discours de haine et des incitations à la violence. Les chrétiens et les musulmans font particulièrement les frais de cette détérioration du droit à la liberté religieuse.

La réaction du gouvernement de Narendra Modi ne s’est pas fait attendre: il réfute les conclusions du rapport de l’USICIRF. Raveesh Kumar, le porte-parole du ministre des affaires étrangères de l’Inde, les qualifie d’inappropriées et de fallacieuses.

La rédaction d’Evangeliques.Info/ Crux – 29 avril 2020 08:26

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