La Conférence épiscopale du Congo (Cenco) est préoccupée par la situation humanitaire à Goma, dans l’Est de la RD-Congo, après l’éruption du volcan Nyiragongo. Dans un message datant du 25 mai envoyé à l’évêque Goma, Mgr Willy Ngumbi, le président de cette structure, Mgr Marcel Utembi, a exprimé la compassion de l’épiscopat congolais.

Au nom de l’épiscopat congolais, Mgr Marcel Utembi a exprimé, dans un communiqué rendu public le 25 mai, « la compassion et la proximité fraternelle et spirituelle » aux sinistrés et familles des victimes de l’éruption du volcan Nyiragongo situé à Goma, dans la région du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC.

« Nous avons suivi de très près la situation qui prévaut dans la ville de Goma et le territoire de Nyiragongo, à la suite de cette éruption volcanique, a écrit Mgr Utembi. Solidaires des populations de Goma de Nyiragongo, nous sommes profondément attristés par ce désastre qui intervient dans un contexte de crise cause par l’insécurité dans la province du Nord-Kivu ». « C’est l’occasion pour nous d’adresser nos condoléances les plus chrétiennes à toutes les familles qui ont perdu les leurs lors de ces catastrophes », a-t-il ajouté.

Éruption du volcan Nyiragongo

Le 22 mai, le volcan Nyiragongo est entré en éruption faisant une trentaine de victimes directes et indirectes. Le 27 mai, les autorités de la localité ont ordonné l’évacuation de dix quartiers. « Les données actuelles de la sismicité et de la déformation du sol indiquent la présence de magma sous la zone urbaine de Goma, avec une extension sous le lac Kivu », a précisé, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, le général Constant Ndima. « On ne peut actuellement pas exclure une éruption à terre ou sous le lac (Kivu) qui pourrait advenir sous très peu, voire sans aucun signe précurseur » ajoutant « des risques supplémentaires sont liés à l’interaction entre la lave et l’eau ».

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Quatre types de risques sont à craindre : des tremblements de terre à répétition, la toxicité de l’air et de l’eau du fait des cendres dispersées dans l’atmosphère mais aussi une éruption secondaire avec des laves qui émaneraient directement du sol dans la ville.

Des centaines de milliers de personnes sont parties de chez elles. Certaines ont rejoint le Sud-Kivu voisin, d’autres la région du Masisi et la frontière avec le Rwanda. Mais dès le samedi 29 mai, certains déplacés, notamment ceux qui s’étaient réfugiés au Rwanda, ont décidé de prendre le chemin du retour.

Lucie Sarr