Deux chercheurs néerlandais ont pu identifier non plus un mais deux scribes derrière la rédaction des manuscrits de la mer Morte. Si leur nom reste inconnu, la retranscription des 17 feuilles de parchemin par deux personnes distinctes est en revanche formelle. 

Leurs conclusions ont été publiées le 21 avril dans la revue scientifique Plos One, rapporte le journal Courrier International dans un article publié le 27 avril sur son site. Les chercheurs y révèlent que deux copistes ont bel et bien chacun rédigé la moitié du grand rouleau d’Isaïe de sept mètres de long: des colonnes 1 à 27 pour le premier et de 28 à 54 pour le second. 

Algorithmes, statistiques et intelligence artificielle

L’intelligence artificielle a identifié d’infimes variations d’encre, de différences de style des lettres, ce que les méthodes traditionnelles ne permettaient pas encore de mettre au jour jusqu’à présent.

«La paléographie traditionnelle, l’étude des méthodes d’écriture anciennes, est mise à mal par la difficulté d’identifier la différence entre les variations de l’écriture d’un seul scribe et celle d’un texte écrit par d’autres dans un style similaire», selon le quotidien israélien le Times of Israël.

La technique pourrait servir d’autres projets. “Le même processus pourrait également être appliqué à d’autres manuscrits anciens”, indique plus loin le Times of Israël. Les manuscrits de la mer Morte ont été découverts entre 1947 et 1956 dans les grottes de Qumrân, en Cisjordanie. Ils sont considérés comme la plus vieille version des textes bibliques, datés du IVe siècle avant notre ère.

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